Les contes du Schtetl sur Seine

jean claude lonka

Le 27 avril 2015

Bonjour à toutes et à tous y compris ceux qui n’aimaient pas flâner le dimanche sur les grands boulevards et acheter des partitions aux chanteurs de rue et une pensée pour ceux à qui on jetait des sous enroulés dans du papier.

Les blagues dans lesquelles on peut dire schmok, pots, tourhess, schwantz , beytsim (je ne suis pas sur à 100/100 que cela désigne les testicules) et autres mots tendres n’étaient pas foison quand j’étais gamin et si nos père ou nos mères se racontaient des blagues salaces je reconnais que je n’en sais fichtrement rien.

Dans l’atelier étaient racontés des blagues mais pratiquement toutes tournaient autour du travail du schmatess, des relations parents/enfant, l’éducation, la nourriture, les engueulades de couples pour pas grand-chose d’important (ça existe ça ?) bref des schmontsess.

Mais s’il y en avait, je n’en connais pas.

Maurice Goldstein, 30 ans, est un yid pratiquant mais pas sectaire. Un jour il se demande si les relations sexuelles sont vraiment compatibles avec le Shabbat.
Il a peur que ce soit un péché, n’étant pas absolument sûr que ce soit un jeu et non un travail.

Il a pour voisin Isrouel et va lui poser la question. Mais Isrouel est militant fervent du Bund, ne pratique plus du tout comme ses parents qui l’ont éduqué à la libéral, mais il se rappelle que ses grands-parents étaient très pratiquants et il a gardé des livres leurs appartenant.

Comme il est aimable et que Maurice est un voisin agréable il n’a pas de raison de ne pas faire de recherche pour lui rendre service.

Il revient le voir et lui dit :

« Maurice, j’ai même cherché dans les livres écrit par Arkadi Kremer, mais il ne parle que de politique dans ses récits et dans les autres livres sur la religion ce que j’ai trouvé concorde à laisser penser que l’œuvre de chair étant un devoir, c’est assimilé à un travail. J’ai bien peur que vous ne puissiez donc faire l’amour durant le Shabbat. »

Maurice se dit intérieurement « Oy va voy ! Mais après tout Isrouel est bundiste alors Maurice va voir un autre voisin Itchè et lui pose la même question.

Mais voilà Itchè est communiste et militant fervent, ne pratique plus du tout comme ses parents qui l’ont éduqué à la libéral, mais il se rappelle que ses grands-parents étaient très pratiquants et il a gardé des livres leurs appartenant.

Comme il est aimable et que Maurice est un voisin agréable il n’a pas de raison de ne pas faire de recherche pour lui rendre service.

Il revient le voir et lui dit :

 » Maurice, j’ai même cherché dans les livres écrit par Léon Trotsky, mais il ne parle que de politique dans ses récits et dans les autres livres sur la religion malgré quelques références contradictoires, je crains que les relations sexuelles ne relèvent du travail, les rendant par la même incompatibles avec le Shabbat».

Maurice est agité, il décide de faire ce qu’il aurait du faire depuis le début, interroger un rabbin.

Après tout, c’est lui, le spécialiste du Shabbat. Il prend donc son courage à deux mains, traverse la moitié de la ville, et va poser sa question au rabbin. Le rabbin n’a nul besoin de consulter quelque ouvrage que ce soit.

Il lui répond immédiatement : « ne t’inquiète pas, il n’y a aucun doute : les relations sexuelles sont un jeu, pas un travail ».

Maurice est largement, soulagé, mais tout de même curieux de la raison qui donne une telle certitude au rabbin qu’il demande :

 » Mais rabbin, pourquoi êtes vous sûr que c’est un jeu et non un travail, alors que beaucoup d’autres soutiennent le contraire ? »

Le Rabbin répond le sourire aux lèvres :

 » Si c’était un travail, ma femme demanderait à la bonne de s’en occuper… »

Ginette, j’ignorais qu’il y eut une caserne de garde républicaine bd Henri IV, ça devait avoir du panache…blanc à suivre.