Yiddish # 91 Leçon Lesson Lektsye לעקציע

Corrigé de la leçon 90

1. Ikh lern, ikh vel lernen.
איך לערן, איך װעל לערנען.

2. Du tseylst, du vest tseyln.
דו צײלסט, דו װעסט צײלן.

3. Er vil, er vet viln.
ער װיל, ער װעט װילן.

4. Zi kusht, zi vet kushn.
זי קושט, זי װעט קושן.

5. Me vakst, me vet vaksn.
מע װאַקסט, מע װעט װאַקסן.

6. Mir koyfn, mir veln koyfn.
מיר קױפֿן, מיר װעלן קױפֿן.

7. Ir kost, ir vet kostn.
איר קאָסט, איר װעט קאָסטן.

8. Zey farshteyn, zey veln farshteyn.
זײ פֿאַרשטײען, זײ װעלן פֿאַרשטײן.

9. Zey fregn, zey veln fregn.
זײ פֿרעגן, זײ װעלן פֿרעגן.

10. Ikh veys, ikh vel visn.
איך װײס, איך װעל װיסן.

11. Du entferst, du vest entfern.
דו ענטפֿערסט, דו װעסט ענטפֿערן.

12. Er voynt, er vet voynen.
ער װױנט, ער װעט װױנען.

13. Zi vasht, zi vet vashn.
זי װאַשט, זי װעט װאַשן.

14. Me hengt, me vet hegen.
מע הענגט, מע װעט הענגען.

15. Mir shlofn, mir veln shlofn.
מיר שלאָפֿן, מיר װעלן שלאָפֿן.

16. Ir gefint, ir vet gefinen.
איר געפֿינט, איר װעט געפֿינען.

17. Zey kenen, zey veln kenen.
זײ קענען, זײ װעלן קענען.

18. Zey nemen, zey veln nemen
זײ נעמען, זײ װעלן נעמען.

19. Ikh helf, ikh vel helfn.
איך העלף, איך װעל העלפֿן.

20. Du legst, du vest legn.
דו לעגסט, דו װעסט לעגן.

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IN HARBST VERN DI FRUKHTN REYF, DI BEYMER VERN GEL UN DI BLETER FALN.
אין האַרבסט, װערן די פֿרוכטן רײף, די בײמער װערן געל און די בלעטער פֿאַלן.

IN VINTER FALT OFT A SHNEY UN DI VEGN VERN GLITSHIK.
אין װינטער פֿאַלט אָפֿט אַ שנײ און די װעגן װערן גליטשיק.

Vocabulaire

DER HARBST = דער האַרבסט = L’AUTOMNE
REYF = רײף = MÛR
DER BOYM (pl. BEYMER) = (דער בױם (בײמער = L’ARBRE
DER (DOS) BLAT (pl. BLETER) = (דער (דאָס) בלאַט (בלעטער = LA FEUILLE
FALN = פֿאַלן = TOMBER
DER VINTER = דער װינטער = L’HIVER
DER SHNEY = דער שנײ = LA NEIGE
DER VEG = דער װעג = LA ROUTE
GLITSHIK = גליטשיק = GLISSANT

Traduire

1. Il fera froid en hiver.
2. Il n’y a pas de feuilles sur les arbres.
3. L’orage va bientôt éclater
4. Au printemps, la nuit est souvent fraiche.
5. Quand tu te lèveras demain matin, prend un bon petit déjeuner.

Yiddish # 90 Leçon Lesson Lektsye לעקציע

Corrigé de la leçon 89

1. Ikh zog, ikh vel zogn.
איך זאָג, איך װעל זאָגן.

2. Du redst, du vest redn.
דו רעדסט, דו װעסט רעדן.

3. Er arbet, er vet arbetn.
ער אַרבערט, ער װעט אַרבעטן.

4. Zi zingt, zi vet zingen.
זי זינגט, זי װעט זינגען.

5. Me shloft, me vet shlofn.
מע שלאָפֿט, מע װעט שלאָפֿן.

6. Mir esn, mir veln esn.
מיר עסן, מיר װעלן עסן.

7. Ir trinkt, ir vet trinken.
איר טרינקט, איר װעט טרינקען.

8. Zey kumen , zey veln kumen.
זײ קומען, זײ װעלן קומען.

9. Zey geyen, zey veln geyen.
זײ גײען, זײ װעלן גײען.

10. Ikh her, ikh vel hern.
איך הער, איך װעל הערן.

11. Du trakhst, du vest trakhtn,
דו טראַכסט, דו װעסט טראַכטן.

12. Er vil, er vet viln.
ער װיל, ער װעט װילן.

13. Zi hot lib, zi vet hobn lib.
זי האָט ליב, זי װעט האָבן ליב.

14. Me tantst, me vet tantsn.
מע טאַנצט, מע װעט טאַנצן.

15. Mir forn, mir veln forn.
מיר פֿאָרן, מיר װעלן פֿאָרן.

16. Ir lakht, ir vet lakhn.
איר לאַכט, איר װעט לאַכן.

17. Zey makhn, zey veln makhn.
זײ מאַכן, זײ װעלן מאַכן.

18. Zey vern, zey veln vern.
זײ װערן, זײ װעלן װערן.

19. Ikh trog, ikh vel trogn.
איך טראָג, איך װעל טראָגן.

20. Du leyenst, du vest leyenen.
דו לײענסט, דו װעסט לײענען.

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IN FRILING, GEYT OFT A REGN, UN BALD SHAYNT DI ZUN.
אין פֿרילינג, גײט אָפֿט אַ רעגן און באַלד שײַנט די זון.

IN ZUMER, VEN ES VERT TSU HEYS, PLATST OFT A SHTUREM, ES DUNERT, ES BLITST, UN ES GIST A REGN.
אין זומער, װען עס װערט צו הײס, פּלאַצט אָפֿט אַ שטורעם, עס דונערט, עס בליצט, און עס גיסט אַ רעגן.

Vocabulaire

DER FRILING = דער פֿרילינג = LE PRINTEMPS
DER REGN = דער רעגן = LA PLUIE
BALD = באַלד = AUSSITÔT
DER ZUMER = דער זומער = L’ÉTÉ
PLATSN = פּלאַצן = ÉCLATER
DER SHTUREM = דער שטורעם = L’ORAGE
DUNERN = דונערן = TONNER
BLITSN = בליצן = FAIRE DES ÉCLAIRS
GISN = גיסן = VERSER, PLEUVOIR À VERSE

Traduire et mettre au futur

1. J’apprends
2. Tu comptes
3. Il veut
4. Elle embrasse
5. On grandit
6. Nous achetons
7. Vous coûtez
8. Ils comprennent
9. Elles demandent (interrogent)
10. Je sais
11. Tu réponds
12. Il habite
13. Elle lave
14. On suspend
15. Nous dormons
16. Vous trouvez
17. Ils peuvent
18. Elles prennent
19. J’aide
20. Tu poses (à plat)

Rassemblement de protestation anti-nazi NY

Ephéméride | Rassemblement de protestation anti-nazi à New York [27 Mars]

27 mars 1933

Un gigantesque rassemblement de protestation anti-nazi, organisé par l’American Jewish Congress, se tient à New York. 55 000 personnes y participent et menacent de boycotter les marchandises allemandes si les Allemands mettent en oeuvre leur boycott permanent des magasins et des commerces appartenant à des Juifs.

Lorsque les nazis accédèrent au pouvoir en Allemagne au début des années 1930, les Juifs installés aux États-Unis n’étaient pas prêts à faire face à la menace qui pesait sur les Juifs d’Europe. La plupart des Juifs en Amérique à cette époque étaient soit de nouveaux immigrants eux-mêmes ou des Américains de première génération, réticents à se dresser avec confiance comme des citoyens ayant leur mot à dire dans les politiques gouvernementales.
En outre, la communauté juive américaine n’était pas unie et manquait d’une organisation représentative centrale comme celles qui existaient dans d’autres pays. En fait, on pourrait dire que dans les années 1930 et 1940, il n’y avait pas une communauté juive américaine.
Au lieu de cela, il y avait des petites communautés liées ensemble de manière lâche, simplement parce que tous étaient juifs.
C’est en partie à cause du fait que les Juifs d’Amérique n’était pas unifiés en un groupe cohérent avec une seule voix, qu’ils furent inefficaces pour sauver leurs frères juifs d’Europe pendant la Shoah.
La première marque de désunion au sein de la communauté juive américaine concernant la menace nazie se manifesta par son incapacité à se mettre d’accord sur la façon d’évaluer cette menace quand elle leva la tête au début de 1933.
Certaines organisations juives, comme le Jewish Labor Committee, refusèrent d’avoir des relations avec le gouvernement nazi.
L’ American Jewish Committee, qui représentait les Juifs allemands plus riches, plus américanisés, pensait que la meilleure manière de traiter avec Hitler était de le faire avec diplomatie et calme, en menant des négociations en coulisse.
En face, le Congrès juif américain, qui représentait les immigrants juifs d’Europe de l’Est moins américanisés, estimaient que la tenue de meetings de protestation, des manifestations et des boycotts était une meilleure façon de peser sur les nazis.
Certains Juifs étaient des sionistes, qui exigeaient une patrie en Palestine. D’autres étaient des non-sionistes, qui n’appelaient pas à un état juif en soi, mais voulaient que la Palestine soit ouverte à l’immigration juive.
Les antisionistes s’opposaient farouchement à un État juif en Palestine.
Les Juifs américains ultra-orthodoxes constituèrent leur propre organisation de secours, le Va’ad haHatsala (Comité de secours des rabbins orthodoxes des États-Unis), qui jusqu’en 1944 se concentra sur le sauvetage des Juifs orthodoxes, principalement les rabbins et étudiants des écoles rabbiniques.

Un groupe de Juifs palestiniens actifs aux États-Unis, appelé le Bergson Group, choisit sa propre voie particulière: les militants du groupe ne pensaient pas qu’ils devaient allégeance à un leader ou un groupe juif des États-Unis, ils se sentaient libres de poursuivre des méthodes non conventionnelles pour inciter le président Franklin D. Roosevelt à venir au secours des Juifs européens, tels que des manifestations de masse et des publicités publiques sur le sujet.
Cela conduisit à un grave fossé entre eux et les dirigeants juifs américains.

Du fait des approches aussi disparates du problème, il n’y avait pas de voix juive américaine unique pouvant faire appel à l’aide du gouvernement américain. Le président du Congrès juif américain, le rabbin Stephen S. Wise, n’avait pas de canal direct vers le président Roosevelt, et était contraint de faire appel à des Juifs proches du président. Beaucoup de ces Juifs américains qui travaillaient pour le gouvernement étaient souvent plus américains que juifs, et ne voulait pas prendre sur eux la responsabilité de représenter toute la communauté juive américaine, ni ne voulaient risquer leur poste sur un problème purement juif.

Le seul cas d’un Juif haut placé dans le gouvernement américain s’exprimant pour ses compagnons juifs était celui d’Henry J. Morgenthau, secrétaire au Trésor de Roosevelt.
Au début de janvier 1944, Morgenthau reçut une preuve écrite que le Département d’Etat américain sabotait activement les efforts de sauvetage des réfugiés juifs. Morgenthau apporta cette information au président, qui décid d’éviter le scandale et céda à la pression de Morgenthau en vue d’établir une agence gouvernementale chargée d’oeuvrer au sauvetage des réfugiés.
Ainsi naquit le War Refugee Board (WRB) mais selon les mots du directeur du WRB, John Pehle, leur capacité à faire la différence vint « trop peu, trop tard. »

S’ils se révélèrent incapables de s’unir pour un leadership conjoint, les Juifs américains surent coopérer, ne serait-ce que nominalement, à la levée de fonds
pour les Juifs d’Europe et de Palestine. L’Appel juif unifié, qui avait été créé juste
avant la guerre en 1939, recueillit 124 millions de dollars pendant les années de guerre (environ 1,8 milliards de $ actuels).
Plus important encore, l’ American Joint Distribution Committee (le fameux « Joint » dont parlaient nos parents) put rester en dehors de la politique et faire ce qu’il fallait faire pour financer le sauvetage et l’abri des milliers de Juifs qui avaient pu gagner des pays neutres d’Europe.

Une autre raison qui rendaient les Juifs américains réticents à prendre position contre la menace nazie en Europe était la peur paralysante de l’antisémitisme qui existait aux États-Unis à ce moment-là.
Beaucoup d’Américains éminents étaient des antisémites déclarés, comme Charles Lindbergh, le héros de l’aviation américain, Henry Ford, le magnat de l’automobile; et des personnalités de la radio comme Gerald L.K. Smith et le père Charles Coughlin, qui diffusaient sur les ondes leurs tirades antisémites auprès de millions d’Américains.
Certains Juifs américains ne voulaient pas souligner leur judéité en dénonçant l’antisémitisme à l’étranger, de peur de perdre leur emploi ou d’être rejetés par leurs voisins.

Néanmoins, après que le gouvernement américain eut confirmé les rapports sur la « Solution finale » à l’automne de 1942, la communauté juive américaine se sentit obligée de faire quelque chose.
Une organisation appelée la Conférence juive américaine fut créée en août 1943 par les grandes organisations juives américaines en vue de planifier leur politique d’après-guerre.
Malgré ses bonnes intentions, cependant, la communauté juive américaine était trop divisée sur les questions à unifier – la Conférence juive américaine ne réussit ni à fédérer la communauté juive, ni à obtenir la reconnaissance du gouvernement américain en tant qu’autorité.

Mais même si les Juifs installés en Amérique dans les années 1930 et 1940 avaient constitué un groupe cohérent et unifié avec un leadership efficace, il est peu probable qu’ils auraient pu eux-mêmes modifier les politiques de guerre américaines. Aucun groupe ethnique en Amérique ne possédait un tel pouvoir.
Le gouvernement américain voulait, d’abord et avant tout, gagner la guerre contre l’Allemagne, et aucune autre question ne pouvait se mettre en travers.

(source: Yad Vashem)

Viktor E. Frankl

Ephéméride | Viktor E. Frankl [26 Mars]

26 mars 1905

Naissance de Viktor E. Frankl, psychiatre célèbre, survivant de la Shoah et auteur de « L’homme à la recherche du sens », un livre où il fait le récit de son expérience concentrationnaire et expose la méthode de psychothérapie qu’il en a tirée. Le livre figure sur la liste des 10 ouvrages les plus influents publiés aux Etats-Unis et avait été tiré à 10 millions d’exemplaires à son décès en 1997.

En septembre 1942, un jeune médecin, sa nouvelle épouse, sa mère, son père et son frère, furent arrêtés à Vienne et emmenés dans un camp de concentration en Bohême. Ce sont les événements qui s’y déroulèrent et dans trois autres camps qui conduisirent le jeune médecin – le prisonnier n° 119104 – à prendre conscience de l’importance du sens de la vie.

L’un des premiers événements à avoir attiré son attention sur ce point fut la perte d’un manuscrit – l’œuvre de sa vie – pendant son transfert à Auschwitz. Il l’avait cousu dans la doublure de son manteau, mais avait été forcé de le jeter à la dernière minute. Plus tard, Il passa beaucoup de nuits à essayer de le reconstruire, d’abord dans son esprit, puis sur des morceaux de papier volés.

Un autre moment important eut lieu lors d’une marche avant l’aube pour travailler sur la pose de voies ferrées: Un autre prisonnier s’interrogeait à voix haute sur le sort de leurs femmes. Le jeune médecin commença à penser à sa propre femme et réalisa qu’elle était présente en lui:

« Le salut de l’homme passe par l’amour et est dans l’amour. J’ai compris comment un homme qui n’a plus rien dans ce monde peut encore connaître la félicité, ne serait-ce que pour un court instant, dans la contemplation de sa bien-aimée. »

Et tout au long de son épreuve, il ne put s’empêcher de constater que, parmi ceux à qui était laissée une chance de survie, ce sont ceux qui s’accrochaient à une vision du futur – que ce soit une tâche importante à accomplir ou l’espoir d’un retour vers les proches – qui avaient le plus de chances » de survivre à leurs souffrances.
Ce serait, en fait, la signification qui pourrait être trouvée dans la souffrance elle-même qui l’impressionnerait le plus:

« Il y a aussi un but dans cette vie presque dépourvue de création et de satisfaction et qui n’admet qu’une seule possibilité de comportement moral élevé: l’attitude de l’homme envers son existence, existence restreinte par des forces extérieures. Sans la souffrance et la mort, la vie humaine ne peut être complète. »

Ce jeune médecin était, bien sûr, Viktor Emil Frankl.

Viktor Frankl naquit à Vienne le 26 mars 1905. Son père, Gabriel Frankl, originaire de Moravie, était un homme fort et discipliné qui avait taillé son chemin depuis le poste de sténographe du gouvernement jusqu’à devenir directeur au ministère des affaires sociales. Sa mère, Elsa Frankl (née Lion), au coeur plus tendre, était une femme pieuse de Prague.

Second de trois enfants, le jeune Viktor était précoce et intensément curieux. Déjà à l’âge de quatre ans, il savait qu’il voulait devenir médecin.

Au lycée, Viktor s’engagea activement dans la section locale des Jeunes Travailleurs Socialistes. Son intérêt pour les gens l’orienta vers l’étude de la psychologie. Il termina ses études secondaires avec un essai psychanalytique sur le philosophe Schopenhauer, une publication dans l’International Journal of Psychoanalysis, et le début d’une correspondance assez intense avec le grand Sigmund Freud.

En 1925, un an après son diplôme et en route vers son doctorat de médecine, il rencontra Freud en personne. Les théories d’Alfred Adler était plus à son goût, cependant, et cette année-là, il publia un article – « Psychothérapie et conception du monde » – dans l’ International Journal of Individual Psychology d’Adler. L’année suivante, Frankl utilisa pour la première fois le terme logothérapie dans une conférence publique et commença à affiner sa variante particulière de psychologie viennoise.

En 1928 et 1929, Frankl organisa des centres de consultation gratuits pour les adolescents à Vienne et dans six autres villes et commença à travailler à la Clinique universitaire de psychiatrie.
En 1930, il obtint son doctorat en médecine et fut promu assistant. Dans les années qui suivirent, Frankl poursuivit sa formation en neurologie.

En 1933, lui fut confié le département des femmes suicidaires à l’hôpital psychiatrique, qui accueillait des milliers de patientes chaque année.
En 1937, Frankl ouvrit son propre cabinet de neurologie et psychiatrie.
Un an plus tard, les troupes d’Hitler envahirent l’Autriche. Il obtint un visa pour les États-Unis en 1939, mais, inquiets pour ses parents âgés, il le laissa expirer.

En 1940, Frankl fut nommé chef du service de neurologie de l’hôpital Rothschild, le seul hôpital pour Juifs à Vienne sous le régime nazi. Il établit de nombreux faux diagnostics de ses patients afin de contourner les nouvelles politiques exigeant l’euthanasie des malades mentaux. C’est au cours de cette période qu’il commença son manuscrit, « Ärztliche Seelsorge » – (Le médecin et l’âme).

Frankl se maria en 1942, mais en septembre de la même année, lui, sa femme, son père, sa mère et son frère furent tous arrêtés et emmenés au camp de concentration de Theresienstadt en Bohême. Son père mourut de faim. Sa mère et son frère furent tués à Auschwitz en 1944. Sa femme mourut à Bergen-Belsen en 1945. Seule sa sœur Stella survécut, ayant réussi à émigrer en Australie peu de temps auparavant.

Quand il fut transféré à Auschwitz, son manuscrit pour « Le docteur et l’âme » fut découvert et détruit. Son désir d’achever son travail et son espoir de retrouver un jour sa femme et sa famille l’empêchèrent de perdre espoir au milieu de ce qui semblait pourtant être une situation désespérée.

Après deux autres transferts vers deux autres camps, Frankl succomba finalement à la fièvre typhoïde. Il se tenait éveillé en reconstituant son manuscrit sur des bouts de papier volés. En avril 1945, le camp de Frankl fut libéré et il retourna à Vienne pour découvrir que tous ses proches étaient morts.
Presque brisé et seul au monde, il fut nommé directeur de la Policlinique neurologique de Vienne, poste qu’il occupera pendant 25 ans.

Il parvint finalement à reconstituer son livre et à le publier, ce qui lui valut un poste d’enseignant à l’école de médecine de l’Université de Vienne. En seulement 9 jours, il dicta un autre livre, qui deviendrait « L’homme à la recherche du sens ».

Au cours de cette période, il rencontra Eleonore Schwindt, « Elly », une jeune assistante au bloc opératoire et tomba amoureux au premier regard. Bien que deux fois plus jeune que lui, elle lui donna le courage de se rétablir dans le monde. Ils se marièrent en 1947 et une fille, Gabriele, naquit en décembre de la même année.

En 1948, Frankl obtint son doctorat de philosophie. Sa thèse – Le Dieu Inconscient – examinait la relation entre la psychologie et la religion. Cette même année, il fut nommé professeur agrégé de neurologie et de psychiatrie à l’Université de Vienne. En 1950, il fonda et devint président de la Société médicale autrichienne pour la psychothérapie.

Après avoir été promu professeur titulaire, il devint de plus en plus connu dans les cercles en dehors de Vienne. Ses professorats invités, doctorats honorifiques et prix sont trop nombreux pour être énumérés ici, mais comprennent le prix Oskar Pfister de l’American Society of Psychiatry et une nomination pour le prix Nobel de la paix.

Frankl continua à enseigner à l’Université de Vienne jusqu’en 1990, alors qu’il avait 85 ans. Il convient de noter que c’était un alpiniste vigoureux et qu’il obtint son brevet de pilote d’avion à 67 ans!

En 1992, des amis et membres de la famille créèrent l’Institut Viktor Frankl en son honneur. En 1995, il termina son autobiographie, et en 1997, il publia son dernier ouvrage, « L’homme à la recherche du sens ultime », basé sur sa thèse de doctorat. Il publia au total 32 ouvrages, et a été traduit en 27 langues.

Viktor Emil Frankl s’éteignit le 2 septembre 1997 d’une insuffisance cardiaque, laissant une marque durable sur la psychologie et la psychiatrie.

Yiddish # 89 Leçon Lesson Lektsye לעקציע

די זון שײַנט בײַ טאָג
DI ZUN SHAYNT BAY TOG.

די לבנה און די שטערן שײַנען בײַ נאַכט.
DI LEVONE UN DI SHTERN SHAYNEN BAY NAKHT.

מאָנטיק װעט די זון אױפֿשטײען צװאָנציק מינוט פֿאַר אַכט אין דער פֿרי, און אַרונטערגײען אַ פֿערטל נאָך אַכט אין אָװנט.
MONTIK VET DI ZUN OYFSHTEYEN TSVONTSIK MINUT TSU AKHT IN DER FRI UN ZI VET ARUNTERGEYEN A FERTL NOKH AKHT IN OVNT.

Vocabulaire

DI ZUN = די זון = LE SOLEIL
SHAYNEN = שײַנען = BRILLER
DI LEVONE = די לבנה = LA LUNE
OYFSHTEYEN = אױפֿשטײען = SE LEVER
IN DER FRI = אין דער פֿרי = DANS LA MATINÉE
ARUNTERGEYEN = אַרונטערגײען = SE COUCHER (pour un astre)
DOS FERTL = דאָס פֿערטל = LE QUART
DER OVNT = דער אָװנט = LE SOIR

Exercice

Traduire et mettre au futur

1. Je dis
2. Tu parles
3. Il travaille
4. Elle chante
5. On dort
6. Nous mangeons
7. Vous buvez
8. Ils viennent
9. Elles vont
10. J’entends
11. Tu penses
12. Il veut
13. Elle aime
14. On danse
15. Nous voyageons
16. Vous riez
17. Ils font
18. Elles deviennent
19. Je porte
20. Tu lis