Serge Prowizur

Serge Prowizur, fils du peintre Maurice Moshé Prowizur, est originaire d’une famille juive ashkénaze. Né à São Paulo – Brésil, Il a vécu et exposé en Amérique du sud, en Belgique et à Paris. Il est installé et produit actuellement à Bruxelles. Sa peinture se veut avant tout vraie, nous interpellant par un expressionnisme qui ne triche pas. En quelques traits, tout est dit; et leur logique est incalculable. Rendre, ce qui échappe à l’œil .. Extraire la magie du monde, l’expression de la vie secrète des choses, au-delà de tout caractère fonctionnel.

Site internet :   www.sergeprowizurartwork.be  –  Email : sp.sergepro@gmail.com.

MARC CHAGALL (n° 13) La Mariée (1950)

la mariée Chagall Yiddish pour tous

 

 

 

 

 

 

 

 

Huile sur toile, 68 cm × 53 cm

« La Mariée » est un tableau peint en 1950 par Marc Chagall.

Comme dans la plupart de ses œuvres, Chagall mêle ici monde réel et monde imaginaire .
Les créatures hybrides qui peuplent ses toiles semblent sortir tout droit des contes médiévaux de sa Bielorussie natale.

Içi, c’est un homme au visage animal qui joue de la musique avec son violoncelle.
Le choix des instruments, le violoncelle et la clarinette évoque le folklore yiddish des shtetl d’autrefois.
Le style architectural des maisons rappelle également la Biélorussie alors même que cette toile a été peinte plusieurs décennies après son installation en France.

Le plus marquant dans ce tableau réside dans le contraste des couleurs et des émotions.
L’arrière-plan bleu nuit évoque les ténèbres, la tristesse et la mélancolie.
La musique klezmer elle aussi ramène au souvenir nostalgique d’un monde à jamais englouti par la barbarie.
A l’inverse, le thème de la mariée évoque la joie et la transmission.
Le rouge vif et le blanc sont comme une tentative de ramener de la vie et de la gaité au cœur de la désolation.

La Mariée (1950)
Huile sur toile, 68 cm × 53 cm
Collection privée, Japon

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Les parrains juifs et le le jazz

alfred Lion Francis Wolff Yiddish pour TousAlfred Lion, juif allemand, avait émigré aux États-Unis à 18 ans à cause de l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Plus jeune, Alfred Lion était déjà un passionné de musique : à l’âge de sept ans il se cachait derrière des orchestres de swing pour se trouver au cœur des percussions. Il s’associa d’abord à l’écrivain Max Margulis, qui financa les débuts du label.
Le photographe Francis Wolff (1907-1971), également juif allemand ayant fui le nazisme et ami de Lion, rejoignit alors Blue Note.

En 1940, Max Margulis quitte Blue Note. D’un côté, Alfred Lion s’occupait de sélectionner les artistes. De l’autre, Francis Wolff réalisait les photographies des musiciens qui passaient en studio pour les pochettes de disques.
Il faut savoir qu’avant-guerre, ce sont principalement des juifs qui tenaient l’industrie du jazz. En effet, après la guerre de sécession, les Noirs et les nombreux immigrés juifs étaient rejetés par les Blancs du Sud des États-Unis. Certains juifs se sont donc mis à gagner leur vie en tenant des trafics, en devenant des hommes d’affaire, y compris dans la musique.

Puisque les Blancs ne voulaient pas des rythmes jazz noirs, les juifs leur ont offert de les produire.

A New-York, dans les années 1930, ce sont les boss des mafias juives (souvent sous-estimés au profit de la mafia sicilienne) qui ont tenu les premiers labels de jazz. Alfred Lion et Francis Wolff n’étaient bien sûr en rien des gangsters, mais ils sont la preuve de la continuité de ce lien historique qui unit la communauté juive américaine au jazz.

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