VINKL LITE (5) par Bat Kama At

VINKL LITÈ est plongé au coeur des abîmes du ghetto de Varsovie. Si vous passez par là et que vous avez le coeur solide, jetez un coup d’oeil, lisez et encouragez moi, encore 100 pages à relire pour 1941 avant de m’attaquer aux 50 dernières pages de l’année 42 qu’il me faut encore défricher. N’ayez peur ni de m’encourager, ni de faire des suggestions.                 P. 280-281 des Ksovim d’Emmanuel Ringelblum. On est en août 1941. Les déportations se font encore en direction du ghetto de Varsovie où la concentration et la pénurie produisent leur tragique effet. Ici la mendicité et l’extermination par la famine des enfants et de familles entières. Août 1941 La question de la mendicité ne cesse d’occuper notre ordre du jour, sans mentionner les cent vingt milles soupes {repas} de midi. En dehors du Judenrat et de {la campagne} (suite…)

VINKL LITE (4) par Bat Kama At

Dans le ghetto de Varsovie. Journal/Notes d’Emmanuel Ringelblum, traduction en cours. Avant de rédiger un petit papier plus conséquent sur cette année 1941, ou laisser entrevoir d’autres fragments, voici juste un extrait du début de l’année 1941. Au passage, on constate les zones d’ombre, des noms, des fonctions pas toujours évident à décrypter. 19 février 1941 Mes bien cher amis, À Lublin, une ordonnance a été promulguée il y a quelque temps de cela (décembre 1940) interdisant aux Juifs de saluer les autres en ôtant leur couvre-chef. Des affiches ont été placardées dans les rues à ce propos. Mais en fait, certains parmi Eux en profitent pour rouer de coups les Juifs qui ne se découvrent pas, tandis que d’autres traînent ceux qui ont retiré leur chapeau devant l’affiche pour leur montrer que l’on ne salue plus. Suite à cet affichage, on a arrêté un conseiller juif {membre du Conseil, (suite…)

VINKL LITE (3) par Bat Kama At

Ce n’est pas habituel, mais au lieu de traduire Emanuel Ringelblum, les Ksovim, je suis obsédée par le souvenir de la rivalité littéraire entre Bashevis Singer et Chaim Grade, et cela m’empêche de dormir et de traduire. Je ne suis pas moins perturbée par les documents qui présentent le Bund comme un parti historiquement antisioniste, ce qui ferait à la fois rire et pleurer certains de ses anciens militants qui vivent encore, tant le maillage de la vie sociale, politique et religieuse juive a toujours été extrêmement fin, complexe, délicat et souple. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui ce texte de Czeslaw Milosz, paru dans INNE ABECADLO (UN AUTRE ABÉCÉDAIRE), Wydawnictwo Literackie Krakow, 1998 pp 59-63 et traduit du polonais par Alex Gromb, qui revient sur les particularités des deux auteurs yiddish, la manière dont ils étaient perçus par le public des lecteurs yiddish en Pologne et Lituanie, ainsi qu’en (suite…)

VINKL LITE (2) par Bat Kama At

VINKL LITÈ et les résistants de la FTP-MOI dont la plupart étaient des Juifs de Bessarabie, syndicalistes et communistes. Peut-être avez-vous déjà partagé des informations à l’occasion du 72e anniversaire de l’éxécution des 22 de l’Affiche Rouge. Je voulais particulièrement rappeler la mémoire d’Olga Bancic, la seule femme du groupe, dont le sort a été, s’il est possible, pire. Puisque femme. Je partage ici l’album de Yveline Stephan que je remercie. (1) La photo d’Olga Bancic – l’unique femme du groupe – se trouve en 15e position lorsque vous ouvrez chaque photographie. Chacune d’entre elle est accompagnée d’un historique assez documentée. Olga (ou Golda) est née à Bucarest,en Hongrie,le 10 Mai 1912. Elle est juive et déjà une militante syndicale à l’âge de 14 ans. C’est seulement le 4 juillet 2013 qu’une plaque à sa mémoire est enfin apposée, sur la maison qu’elle occupait à Paris pendant la guerre : (suite…)

VINKL LITE (1) par Bat Kama At

À la suite d’une discussion sur les livres mémoriaux, les Yizker Bikher, j’avais envie de présenter d’un peu plus près le Sefer Telz (Telsiai en Lituanie) auquel j’ai fait allusion. Publié en 1984 [[Sefer Telz (Lita); matsevet zikaron le-kehila kedosha, Editeurs: Yitzhak Alperovitz, Tel Aviv, Telz Society, publié en Israel, 1984]] le Livre du Souvenir de Telz est l’un des ouvrages tardifs de cette littérature qui voit le jour après la guerre. http://www.jewishgen.org/yizkor/Telsiai/telsiai.html Ces monuments de papiers, quand bien même ils se rattachent au genre ancien du pinkas, du registre communautaire, sont dorénavant une réponse au Hurbn, à la destruction. Et comme tous ces ouvrages, le Sefer Telz est le fruit d’un effort collaboratif des originaires de la ville ou d’anciens élèves de la Yeshiva de Telz ou du Gymnasium Yavne de Telz (le lycée de filles auquel j’ai consacré le projet Bat Kama At). Mes parents avaient participé à (suite…)