Les contes du Schtetl sur Seine

jean claude lonka

Le 30 avril 2015

 

Bonjour à toutes et à tous y compris ceux qui n’ont pas connu le réfrigérateur Frigidaire de Général Motors avec sa lampe bleue à l’intérieur acheté chez David Uféras rue du fbg du Temple, avec ses 4 bacs à glaçons couleur cuivre.

Celui de mes parents à eu une vie de presque 30 ans, le caoutchouc de retenu de la porte qui l’entourait était devenu tout sec et se désagrégeait, pourtant l’appareil fonctionnait.

Même après qu’EDF en passant du 110v au 220v ait donné à mon père un transformateur et lui aussi avait bien tenu le coup. Ce matin une digression de ma part concernant une énigme telle celle de Nazca ou du trésor des Templiers et même celle de l’Arche de Noé sur le mont Ararat.

L’énigme est apportée par Jenny dont le prénom fut chanté et composé par Little Richard en 1957.

Rappel du début du feuilleton.

Jenny «incorpore» le groupe YPLN et elle est ravie, elle y retrouve J-C Lonka qu’elle a connu en 85 en Guadeloupe.

Elle me le décrit : un beau gosse d’1m72, cheveux châtains bouclés, du charme à revendre à un ébéniste (oui le charme est aussi un arbre) et il bosse dans la pub. Il vient à la piscine du Novotel tous les jours, et son mini slip (là c’est moi qui interprète) fait tourner la tête des biches qui regardent habituellement les hommes avec dédains (phrase empruntée au merveilleux styliste de textes Vincent Baguian).

Nous échangeons des courriels Jenny et moi (tiens je tiens un début de chanson). Le faux J-C Lonka a une sœur et habite rue de Lancry tout comme moi.

Sauf qu’en 85 j’étais rue ND de Nazareth, marié et avec un gamin et ma sœur était à Champigny. Je regarde des photos de Jenny sur sa page FB. Elle fait de même sur la mienne et on ne se connait et ne se reconnait pas du tout.

Sauf qu’en 85 j’étais rue ND de Nazareth, marié et avec un gamin et ma sœur était à Champigny. Je regarde des photos de Jenny sur sa page FB. Elle fait de même sur la mienne et on ne se connait et ne se reconnait pas du tout.

En 1985, effectivement en aout je suis en Martinique chez des amis pour presque 1 mois.

On fait un saut de puce en Guadeloupe d’une journée pour nous rendre 4 jours aux Saintes. En Guadeloupe de cette année il y a des tensions, des revendications et des manif’.

Je n’ai donc pas été au Novotel et j’ignore tout de la pub. Reste que Jenny a sympathisé avec un mec qui porte le même prénom et nom que moi et qui connait ma vie. Wolfgang Beltracchi et Fernand Legros sont parmi les plus grands des faussaires en peinture.

Ils se font un max de guelt avec leur travail. Mais moi ; je suis un humble schmatologue, sans les mensurations d’un Apollon du Belvédaire, avec de la jugeote d’une carotte et nanti d’un petit QF(quotient familial) car un QI je n’en n’ai pas.

Quel est l’idée pour un mec de se faire passer pour moi ? Bon OK il était sympa et attirant Mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, méfiez-vous. C’est un truand. (J. Dutronc).

J’espère que ce gars n’a pas mis à profit mon CV pour truander de braves gens. Fin de la digression et pour éviter les mauvaises digressions, qui se rappelle des sachets de lithinée du Dr Gustin et de ENO la poudre effervescente que nos mamans achetaient ?

Pardon à toutes et à tous (y compris ceux….) pour cette histoire qui ne correspond en rien à ce que nous échangeons habituellement.

Les contes du Shtetl sur Seine

jean claude lonka

Le 29 avril 2015

Bonjour à toutes et tous y compris à ceux qui ont piqué dans le porte monnaie de leur maman les premières pièces de 5NF en argent qu’elle cherchait à économiser pour vous envoyer en colo.

Parfois chercher sur le Net n’aboutit à rien.

On tape les mots que l’on pense important et il y a 1 million de propositions. J’avais fait des demandes dans plusieurs sites pour obtenir des renseignements sur le théâtre juif dans les camps de personnes déplacées et personne n’avait de réponse.

Depuis 2008 que je fouillais et partait sur la toile à l’aventure et Spiderman n’était pas fichu de me filer un coup de main. Je cherchais aussi des éléments sur le théâtre juif en France et dans Paris et que dalle.

Mais va savoir pourquoi, sur des propositions sur « gargle » j’ai tapé sur les pages 100 et 250 de ce que je lisais en bas et je tombe sur la perle.

Mon anglais je l’ai appris avec les chansons des Stones et je déchiffre lourdement les textes.

Je reconnais que depuis Jacques Baudoin qui dit «Aïe tèque ze pisse of tshaulk inde aïe wraïte onne ze blaque beau arde, inde maï sister iz note euh boye » je ne suis pas sur d’avoir fait de réels progrès.

Je reconnais que depuis Jacques Baudoin qui dit «Aïe tèque ze pisse of tshaulk inde aïe wraïte onne ze blaque beau arde, inde maï sister iz note euh boye » je ne suis pas sur d’avoir fait de réels progrès.

Donc je tombe sur la perle rare qui parle du théâtre yiddish.

On peut avoir par la traduction en français une meilleure compréhension.

Alors lire quelqu’un qui parle du théâtre yiddish et qui mixte Varsovie, Yidisher Kunst Teater, Paris, rue de Lancry, Léon Spigelmann (un pote à mon apa) et Robert Bobert ça ne peut être qu’une lecture qui amène un verre de vodka.

Le gars il s’appelle Gerard Frydman and the Yiddish Theater – Gerard Frydman, his Life in the Yiddish Theater in Paris by Cyril Robinson.

http://www.jewishmag.com/…/yiddishtheat…/yiddishtheater2.htm

Passionnante vue que celle de Frydman qui parle de ce qu’il a vécu et je me suis laissé emporter.

 

 

Les contes du Schtetl sur Seine

jean claude lonka

Le 28 avril 2015

Bonjour toutes et tous y compris ceux qui ne partaient pas avec les copains depuis la Place de la République à pied pour aller jusqu’en haut des grands boulevards pour aller dans l’un des cinémas ou bien pour regarder les danseurs à la Maxéville qui deviendra un cinoche, le premier àpasser les films de Bruce Lee.

Michel Mandel nous a passé un petit trésor. Je l’ai enregistré et le remet au propre. C’est un condensé d’histoires plus fourni qu’un Reader Digest.

Fréderic Viey s’est donné du mal pour notre bien nous les masoyids de l’histoire.

Dans les pages il y a ce que l’on ignore totalement, des fragments dont on a déjà la connaissance et aussi des pitzèlets d’oublis qui reviennent rien qu’en lisant.

Ca va me prendre quelques jours avant d’avaler ça mais je vais faire un tirage pour le faire brocher. Pour ceux qui n’étaient pas d’un quartier de Paris il y a ce dont Laurent Deutch ignore.

Pour ceux qui ne savent rien des mouvements crées en Pologne ou ailleurs votre Baden Powel caché (le créateur du scoutisme hein pas le chanteur magnifique) va faire un coucou.

Pour ceux qui ont zappé un tas de choses de l’histoire, c’est dans les pages écrites par Frédéric Viey et on en apprend des choses.

Pour J-C Jourdain mon seul mérite est d’avoir vécu rue de Lancry depuis 1951, puis en 79 je suis allé vivre rue Notre Dame de Nazareth, pour venirà Chelles en 84.

Mon père aimait connaitre le quartier où nus vivions. Il était curieux de savoir pourquoi telle rue portait ce nom comme la rue aux ours qui s’appelait la rue aux oues du temps où les volaillers exerçaient leur professions de vendeur d’oies. J’ai fais comme lui. 7

Parfois j’ai retenu, parfois j’ai gardé et parfois j’ai oublié.

Les contes du Schtetl sur Seine

jean claude lonka

Le 27 avril 2015

Bonjour à toutes et à tous y compris ceux qui n’aimaient pas flâner le dimanche sur les grands boulevards et acheter des partitions aux chanteurs de rue et une pensée pour ceux à qui on jetait des sous enroulés dans du papier.

Les blagues dans lesquelles on peut dire schmok, pots, tourhess, schwantz , beytsim (je ne suis pas sur à 100/100 que cela désigne les testicules) et autres mots tendres n’étaient pas foison quand j’étais gamin et si nos père ou nos mères se racontaient des blagues salaces je reconnais que je n’en sais fichtrement rien.

Dans l’atelier étaient racontés des blagues mais pratiquement toutes tournaient autour du travail du schmatess, des relations parents/enfant, l’éducation, la nourriture, les engueulades de couples pour pas grand-chose d’important (ça existe ça ?) bref des schmontsess.

Mais s’il y en avait, je n’en connais pas.

Maurice Goldstein, 30 ans, est un yid pratiquant mais pas sectaire. Un jour il se demande si les relations sexuelles sont vraiment compatibles avec le Shabbat.
Il a peur que ce soit un péché, n’étant pas absolument sûr que ce soit un jeu et non un travail.

Il a pour voisin Isrouel et va lui poser la question. Mais Isrouel est militant fervent du Bund, ne pratique plus du tout comme ses parents qui l’ont éduqué à la libéral, mais il se rappelle que ses grands-parents étaient très pratiquants et il a gardé des livres leurs appartenant.

Comme il est aimable et que Maurice est un voisin agréable il n’a pas de raison de ne pas faire de recherche pour lui rendre service.

Il revient le voir et lui dit :

« Maurice, j’ai même cherché dans les livres écrit par Arkadi Kremer, mais il ne parle que de politique dans ses récits et dans les autres livres sur la religion ce que j’ai trouvé concorde à laisser penser que l’œuvre de chair étant un devoir, c’est assimilé à un travail. J’ai bien peur que vous ne puissiez donc faire l’amour durant le Shabbat. »

Maurice se dit intérieurement « Oy va voy ! Mais après tout Isrouel est bundiste alors Maurice va voir un autre voisin Itchè et lui pose la même question.

Mais voilà Itchè est communiste et militant fervent, ne pratique plus du tout comme ses parents qui l’ont éduqué à la libéral, mais il se rappelle que ses grands-parents étaient très pratiquants et il a gardé des livres leurs appartenant.

Comme il est aimable et que Maurice est un voisin agréable il n’a pas de raison de ne pas faire de recherche pour lui rendre service.

Il revient le voir et lui dit :

 » Maurice, j’ai même cherché dans les livres écrit par Léon Trotsky, mais il ne parle que de politique dans ses récits et dans les autres livres sur la religion malgré quelques références contradictoires, je crains que les relations sexuelles ne relèvent du travail, les rendant par la même incompatibles avec le Shabbat».

Maurice est agité, il décide de faire ce qu’il aurait du faire depuis le début, interroger un rabbin.

Après tout, c’est lui, le spécialiste du Shabbat. Il prend donc son courage à deux mains, traverse la moitié de la ville, et va poser sa question au rabbin. Le rabbin n’a nul besoin de consulter quelque ouvrage que ce soit.

Il lui répond immédiatement : « ne t’inquiète pas, il n’y a aucun doute : les relations sexuelles sont un jeu, pas un travail ».

Maurice est largement, soulagé, mais tout de même curieux de la raison qui donne une telle certitude au rabbin qu’il demande :

 » Mais rabbin, pourquoi êtes vous sûr que c’est un jeu et non un travail, alors que beaucoup d’autres soutiennent le contraire ? »

Le Rabbin répond le sourire aux lèvres :

 » Si c’était un travail, ma femme demanderait à la bonne de s’en occuper… »

Ginette, j’ignorais qu’il y eut une caserne de garde républicaine bd Henri IV, ça devait avoir du panache…blanc à suivre.

Les contes du Schtetl sur Seine

jean claude lonka

Le 24 avril 2015

Bonjour toutes et tous y compris ceux qui n’allaient pas voir le défilé de la garde républicaine qui dans les années 50/60 paradait en sortant de la caserne Verrine Place de la République.

Ceux qui l’on connu diront à ceux qui ne l’ont pas connu que c’était un spectacle étonnant pour un enfant et mon père me disait qu’il devait faire très chaud dans la caserne car dans la maison familiale dormait la jument de son père dans l’atelier/écurie/réserve de matériaux et de matériel. La chaleur de l’animal montait, montait…

Il y avait ceux qui comprenaient le yiddish et qui ne le parlaient pas, ceux qui le parlaient mais sans avoir de vocabulaire et les costauds qui parlaient comme des ministres et qui écrivaient parfaitement.

Rachel le parlait mais n’avait pas un grand vocabulaire aussi elle était née en France et donc dans son yiddish énormément de phrases et de mots en français. Après guerre elle avait rencontré Gaston qui était maroquinier. Une vieille tante et un vieil oncle avaient survécu. Au téléphone, car ils étaient sur Metz elle leur dit qu’elle va se marier. On lui pose des questions sur son futur époux, comment il est, ce qu’il fait et elle a répondu en yiddish que son futur époux était maroquinier.
Mais pour maroquinier elle leur dit « a maroquiner ». Sa tante et son oncle furent complètement « bakackt » à cette nouvelle, leur nièce allait épouser un… marocain.
Lorsqu’elle était pendant la guerre dans un village, à l’épicerie elle entendait les gens parler des juifs. Rachel avait 14 ans. Elle entend des « yartnès grebser » sur les juifs. Une des femmes dit à l’autre : il parait que les hommes ont un sexe différent chez les juifs, il est pointu ou arrondi au bout, en tout cas il est différent.

 Alors Rachel avec l’aplomb qui la caractérisait et qu’elle a toujours gardé s’est approchée et tout sourire elle a dit aux bonnes femmes :

« Non seulement les juifs ont le sexe pointu mais les femmes au lieu d’avoir le vagin à la verticale, chez elles il est à l’horizontal ! »

Et elle a joint le geste à la parole.

Ainsi chez Frenkel j’ai entendu des anecdotes et des anecdotes aussi bien par les personnes avec qui je bossais que par les clients.

Je vous remercie toutes et tous pour vos commentaires et encouragements et vos relances avec vos parts de vie et par devis aucun souci, il n’y a rien à payer sauf une bonne tranche de rire, de joie et d’émotion. Parmi les vieux amis je n’ai pas un arménien mais 2 rien que pour moi.

Serge rencontré quand je travaillais à la Sweaterie de Jacques Grinberger et Alain Manoukian et Gilbert rencontré sur une plage de Palma.

Ils font plus yids que moi quand je les regarde et leur humour n’a pas son pareil. Ils m’ont raconté leur passé et dans ce passé, il y a les mêmes histoires et anecdotes que nous nous échangeons ici même. Leurs grands-parents, leurs parents eux aussi étaient dans les mêmes métiers que les yidlaks.

Eux aussi quand le violon s’exprime ils ont le cœur qui bat la chamade. Je suis avec eux en ces jours de commémoration.

A Lyon si vous y passez et ou j’ai été faire un pèlerinage, venez voir le mémorial dédié au génocide arménien place Antonin Poncet inauguré en 2006