Imprécations Yiddish

1. ! שטײנער דיר אױפֿן האַרצן =
Shteyner dir oyfn hartsn ! = 
Que tu aies des pierres sur ton cœur ! Et sa variante : 2. ! שטײנער דיר אין די בײנער = Shteyner dir in di beyner ! = Que tu aies des pierres dans tes os! Ouille, ça pèse lourd! THEME MALADIE -hits: fièvre Toute une série d’imprécations ont un rapport à la maladie et à la douleur qu’on souhaite généreusement à celui à qui on en veut. Ce n’est pas propre au yiddish, d’ailleurs. Dans les temps anciens, en français, on souhaitait à l’autre la male mort. J’ai pensé qu’il serait pas mal de regrouper ces très nombreuses malédictions par théme. Celui-ci ( la maladie) est très riche. 3. !רעדן זאָלסטו פֿון היצ = redn zolstu fun hits ! = Que la fièvre te prenne jusqu’au délire! ( textuellement : que tes paroles viennent du délire) Il s’agit bien du délire provoqué (suite…)

Les Imprécations en Yiddish par Régine Bloch

1. ! שטײנער דיר אױפֿן האַרצן =
Shteyner dir oyfn hartsn ! = 
Que tu aies des pierres sur ton cœur ! Et sa variante : 2. ! שטײנער דיר אין די בײנער = Shteyner dir in di beyner ! = Que tu aies des pierres dans tes os! Ouille, ça pèse lourd! THEME MALADIE -hits: fièvre Toute une série d’imprécations ont un rapport à la maladie et à la douleur qu’on souhaite généreusement à celui à qui on en veut. Ce n’est pas propre au yiddish, d’ailleurs. Dans les temps anciens, en français, on souhaitait à l’autre la male mort. J’ai pensé qu’il serait pas mal de regrouper ces très nombreuses malédictions par théme. Celui-ci ( la maladie) est très riche. 3. !רעדן זאָלסטו פֿון היצ = redn zolstu fun hits ! = Que la fièvre te prenne jusqu’au délire! ( textuellement : que tes paroles viennent du délire) Il s’agit bien du délire provoqué (suite…)

Imprécations en Yiddish -Interlude

Dans plusieurs commentaires , j’ai lu, senti parfois une certaine gêne par rapport à ces imprécations/malédictions, ressenties trop violentes pour notre époque qui se veut aseptisée ( dans les mots , dans les mots seulement… Car en fait de violence, ce XXIème siècle commence fort). Michael Wex montre dans son livre qu’elles n’étaient pas vraiment toujours prises au sérieux? Qu’il fallait les remettre en contexte, car souvent dans un affrontement verbal, il y avait surenchère, joute oratoire, l’un sautant sur le mot prononcé par l’autre pour en dire une plus incisive, il pouvait y avoir du jeu là-dedans. Même si toutes les familles ne les laissaient pas entrer dans leur intimité, ces imprécations faisaient partie intégrante du milieu culturel, du paysage dans lequel chacun , à un moment ou un autre , s’immergeait. Aujourd’hui, j’ai envie de vous rapporter un extrait des  » Lumières allumées  » de Bella Chagall , (suite…)