Florence Kahn..

9 octobre 2015

Cet après-midi je me suis retrouvé un peu par hasard du côté du métro Saint Paul à Paris. Une envie irrépressible de gâteau au fromage m’a alors fait bifurqué dans la rue des Rosiers pour aboutir dans la boutique bleue de Florence Kahn. Je fais mon achat et en passant à la caisse je dis à la personne assise derrière celle-ci :

– Vous êtes Florence Kahn n’est-ce-pas ?

– Oui me dit-elle en décochant un joli sourire

– Savez-vous que lors d’une discussion sur le groupe « Yiddish pour les nuls » nous avions tous les deux parié un pletzl et vous aviez perdu ce pari ?

– Pas de problème, me fait Florence. Elle tend alors le bras, attrape un pletzl dans une corbeille et me le donne gentiment. Impossible de refuser, d’autant que le pletzl était encore tout chaud.

Je voulais par ce post saluer ce geste très sympathique. Merci Florence.

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Une photo d’André Zucca

andré zucca michel mandel

 

12 décembre 2015

Cette photo d’André Zucca a été prise en 1944 dans un Paris encore occupé par les allemands. Je n’ai pas connu cette période mais le lieu m’est familier. Nous sommes en bas de la rue de Belleville près du métro du même nom. On reconnait à droite le café « La Vielleuse » et de l’autre côté son concurrent « Le Point du jour ». Un peu plus haut on aperçoit l’enseigne des « Folies Belleville », un des cinémas de mon enfance. Il y a foule ce jour là dans la rue et le temps semble radieux. Il n’y a ni uniforme allemand, ni bâtiment en ruine, ni population affamée. Rien ne montre dans cette image que nous sommes en guerre dans un pays occupé.

En regardant cette photo on ne peut s’empêcher de penser que dans la foule insouciante qui déambule le long de la rue de Belleville il n’y a plus aucun juif. Pourtant ce quartier était avant guerre un vrai « shtetl » avec ses commerçants, ses ateliers, ses synagogues et sa langue Yiddish que l’on entendait à tous les coins de rue. Où sont-ils ce jour là ? Ceux qui ont été raflés sont depuis longtemps partis en fumée. Ceux qui ont échappé par miracle aux rafles vivent cachés chez des voisins ou des amis avec l’angoisse permanente d’être dénoncés, arrêtés, déportés.

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