Latkes de Hanouka

Latkes de Hanouka

 

latkes

 

 

 

 

 

 

 

Le mot latke, à une longue histoire. Selon certaines sources, il viendrait de l’ukrainien oldka qui signifie plus ou moins une crêpe, un beignet, et qui serait un diminutif du vieux russe olad’ya. En remontant le temps ,le mot lui-même viendrait du grec ancien Elaia pour « olive ». Le sens de latke serait donc : un petit mets fait à partir d’huile d’olive.

A l’origine, les premiers latkes étaient des petits gâteaux à base de fromage blanc et frits dans du beurre ou de l’huile d’olive. Quand les juifs ont commencé à émigrer vers l’Europe de l’Est, le beurre et l’huile étaient devenus de plus en plus chers, et le gras de volaille est devenu le principal ingrédient de friture. Après le moyen Age, les latkes n’ont plus contenu d’ingrédients laitiers principalement, mais une simple pâte à frire à base de farine de sarrasin.

Les latkes aux pommes de terre sont une invention ashkénaze plus récente qui a gagné en popularité vers la moitié du 19ème siècle. Une série de mauvaises récoltes en Pologne et en Ukraine avait amené à la plantation massive de pommes de terre qui étaient bon marché et faciles à cultiver.

De même que les plats frits, il est également d’usage de manger des produits lactés à Hanoukka.. La tradition remonte au Moyen Age quand les juifs se sont réapproprié la figure populaire de Judith, dont l’histoire ne figurait que dans l’ancien Testament. Qui n’a pas admiré les célèbres peintures du Caravage dans lesquelles Judith décapite consciencieusement le général Holopherne ?

Son exploit est consigné dans le livre de Judith qui raconte qu’elle sauva son village de l’armée d’invasion assyrienne (-7ème siècle). Pour établir la relation avec Hanoukka, des traditions juives lui auraient trouvé un lien de parenté avec Judas Macchabée. Judith, une jolie veuve, avait prétexté trahir son peuple, et avait apporté au général Holopherne, conquis par sa beauté, des gâteaux au fromage salé (Selon la version juive) pour l’assoiffer. Elle lui avait ensuite servi abondamment du vin. Le général était arrivé à un tel état d’ébriété qu’il s’était assoupi et qu’elle en avait profité pour lui trancher la tête avec sa propre épée. Judith avait alors remis alors la tête d’Holopherne aux habitants de son village, Béthulie, qui l’avaient accrochée à leur muraille. (En parallèle, Judas Maccabée avait suspendu la tête de Nicanor à l’enceinte de la citadelle de Jérusalem).Les israélites lancèrent une attaque surprise sur l’armée sans chef (c’est le cas de le dire) et sortirent vainqueurs.
En l’honneur de Judith nous mangeons des plats lactés durant Hanoukka.

judithkhanukia

Dans une mercerie de Yosef Tunkel, dit « Der Tunkeler » par Samy Staroswiecki

Affiche Der Tunkeler

Texte écrit par Yosef Tunkel (1881-1949), surnommé ‘’Der Tunkeler’.Poète et écrivain de prose humoristique yiddish. Né à Babruysk en Biélorussie, il étudie à l’école des beaux-arts de Vilnius. Après 1899, il abandonne la peinture (trop myope) et se tourne vers l’écriture. Il contribue à de nombreuses revues et voyage à travers le monde. Entre 1906 et 1910, il voyage aux Etats-Unis.Il créé la revue humoristique ‘Der kibitser’ qui deviendra ‘’Der groyser kundes’ En 1911, il repart à Varsovie, puis passe la première guerre mondiale en Ukraine. De retour à Varsovie, Il contribue au répertoire de divers cabarets, l’Azazel, le Sambatyon et à Lodz également. En 1931, il se rend en Palestine mandataire.
Quand la guerre éclate, il se trouve en Belgique d’où il s’échappe pour partir en France .Il se fait arrêter par les autorités de Vichy.Il s’échappe encore une fois et parvient à s’enfuir aux Etats Unis. Il décède en 1949 .

Dans une mercerie:

nuancier

Discussion entre AB. Rosenstein, le vendeur et un acheteur

Acheteur : Montrez-moi du velours vert- foncé. Vous en avez ?
AB : Comment, nous n’aurions pas dU velours vert- foncé ? dans une société telle que AB.Rosenstein, il n’y aurait pas un peu de velours ? Mais c’est à se tordre de rire.
Acheteur : Alors soyez gentil et montrez le moi.
AB : Montrer quoi ?
Acheteur : le velours, montrez le moi.
AB : Ah le velours. Oui, un moment. Comme vous le voyez, je vais vous montrez un tel velours que vous allez en danser de joie (il tire un peu de marchandise de l’étagère, la déroule et la caresse avec la main).Voilà, vous vouliez voir un peu de tissu.
Acheteur : Excusez-moi, vous m’avez vraisemblablement mal entendu. Je vous ai demandé de me donner du velours vert- foncé et vous me montrez de la soie.
AB : Grimpant sur l’échelle et en extrayant un beau rouleau de tissu. Hmmm….Vous, monsieur, si vous demandiez au plus petit enfant de la ville : en quoi se distingue la société AB Rosenstein ? hé bien voilà en quoi..
Acheteur : Mais c’est noir !
AB. : Et quel velours voulez-vous ?
Acheteur : Bon sang, je vous ai déjà dit mille fois : vert -foncé, vert- foncé
AB : Et où est la différence ? Sur ma vie ,monsieur, prenez cela. C’est presque du vert- foncé. Ca ne peut pas être plus foncé que ça ! De nos jours tout le monde s’habille en noir.
C’est la dernière mode !
Acheteur : C’est bien possible, mais j’ai besoin de velours vert foncé
AB : Du velours ?
Acheteur : Bien sur du velours ! Ecoutez , ne me faites pas tourner en bourrique.Si vous avez du velours vert- foncé, ça ira. Sinon, j’irai dans une autre boutique.
AB : Ah, ah, ah, et surement chez Zisman l’escroc, celui qui a un bouton sur le nez .Il vous plumera et vous dépossèdera des quelques dollars pour lesquels vous aurez sué sang et eau. Et après ?
Acheteur : Au diable, vous me donnez mon velours vert- foncé ou pas ? (il crie) .Vous m’entendez ? Pas noir, pas bleu, pas jaune !
AB : C’est quoi le problème, monsieur, pourquoi avez-vous besoin de crier ? Vous voulez du velours, je vais vous chercher de suite du velours.En une minute, un instant.Combien de mètres en voulez vous…
Acheteur : Quatre et demi
Ab : Et pourquoi pas sept ?


Logo du cabaret Azazel
Logo du cabaret Azazel

In a shnit-krom

Kone: Tsaygt mir tunkel-grinem samet. Hot ir es?
A.B: Vos heyst, bay undz vet nisht zayn keyn tunkel-griner samet? In aza firme vi AB. Rosensteins zol nit zayn a shtikel samet? Dos iz dokh poshet a gelekhter.
Kone: To zayt zhe azoy gut un tsaygt mir.
A.B: Vos tsaygt?
Kone : Dem samet .Tsaygt mir.
A.B : Oh, dem samet.Shoyn, shoyn. Eyn regele. Ot vi ir zet, tsayg ikh aykh aza samet, az ir vet poshet geyn tantsn far simkhe. (er shtekt aroys a shtikl vare fun politse, viklt es funander un glet mit der hant).Nat , ir vilt zen a shtikl vare ?
Kone : Antshuldikt, ir hot mikh, varsheynlekh farhert. Ikh hob aykh gebetn ir zolt mir gebn tunkl -grinem samet un ir git mir nor zayd.
A.B aroyfkrikhndik oyfn layter un aroysshlependik a hibshn knoyl shtof : Hmmmmm..Ir, mister, git nor a freg dem kleynstn yingl in shtot : Mit vos tsaykhnet zikh oys AB Rozensteins firme ?..vel, ot hot ir es..
Kone : Ober dos iz shvarts
A.B : un velkhe samet vilt ir ?
Kone ; tsum tayvl, ikh hob dokh aykh shoyn toyznt mol gezogt ; tunkl- grinem, tunkl –grinem.
A.B : Tu vos zhe iz der khilek ? kh’lebn, mister nemt ot dem. Dos iz dokh oykh kimet gor tunkl -grin.Dakht zikh az nokh tunkeler ken nokh nisht zayn ! Ale trogn yetzt shvartse .
S’iz yetzt di rekhte mode !
Kone : es ken zayn, ober ikh darf tunkl- grinem samet.
A.B: Samet?.
Kone: nu gevis, samet! Hert; Dreyt mir nit keyn kop! Ir hot tunkl- grinem samet-iz gut.
Anit-gey ikh in an ander krom.
A.B: Hi,hi,hi un nokh mistome tsu Zisman der shvindler mit a pritshes oyf der noz, vos vet aykh aropshindn di hoyt un vet bay aykh tsunemen di etlekhe dolar, vos ir hot farhorevet mit blut un shveys..vos den?
Gut, gut ikh vel aykh tsaygn a shtikl vare vos ir vet a geshray ton: Mister Rozenshteyn! Shnaydt mir op derfun hundert yard !! Aha..ot dos iz es
Kone :Tsum tayvel! Ir git mir tunkl- grinem samet tsu nisht?( shrayt).
Ir hert? Nisht shvartsn , nisht bloy, nisht gel!
AB: Got iz mit aykh, mister, tsu vos badarft ir nokh shrayen. ? Ir vilt samet, vel ikh glaykh krign samet. In eyn rege, in eyn oygnblik..Vifil yard vilt ir?
Kone: Fir mit a halb
A.B:Far vos nisht zibn ?

Chapeau! par Samy Staroswiecki

Bublitchki

 

In teater zitst a man shtark umtsufridn. Er kon nisht zen vos s’kumt for oyf der bine, vayl a froy far im trogt a groysen hut. Er bet zi aroptsunemen dem hut, ober zi makht zikh nisht hern. Zogt er ir an oyfgeregter:
-Madam, ikh hob batsolt 50 euros far a plats un ikh vil zen.
-Azoy?-entfert di froy- ikh hob batsolt far mayn hut 60 euros un vil oykh men zol im zen.



Au théâtre, un homme est assis et est très mécontent. Il ne voit pas ce qui se passe sur scène parce que devant lui, une femme porte un grand chapeau. Il la prie d’enlever son chapeau, mais elle ne veut rien entendre. Enervé, Il lui dit alors :
-Madame, j’ai payé ma place 50 euros et je veux voir !
-Ah oui ?, lui répond la femme, et moi j’ai payé mon chapeau 60 euros et je veux aussi qu’on le voie.

Ordonnance à la lettre par Samy Staroswiecki

cuillère d'argent

Un notable reçoit un invité pour Shabbat. Il remarque que l’invité fourre une cuillère en argent dans sa poche.
Une heure après , le même manège. le notable demande alors :
-Dites-moi monsieur pourquoi avez-vous mis deux cuillères dans votre poche ?
– C’est simple. Je suis allé hier chez le docteur, et il m’a prescrit de prendre une cuillère par heure .


A nogid hot genumen an oreyekh oyf shabes.Bamerkt der nogid vi der oreyekh leygt arayn a zilbernem lefel in keshene.In a sho arum, vider a lefl.Fregt der nogid:
-Reb yid, vos hot ir arayngelegt tsvey lefl in ayer keshene?
Entfert der oyreah
-Poshet.Kh ‘bin geven nekhtn baym doctor, hot er mir farshribn ale sho an es- lefele


אַ נגיד האָט גענומען אַן אורח אױף שבת.
באַמערקט דער נגיד װי דער אורח לײגט אַרײַן אַ זילבערנעם לעפֿעל אין קעשענע. אין אַ שעה אַרום, װידער אַ לעפֿל. פֿרעגט דער נגיד :
-רב ייִד, װאָס האָט איר אַרײַנגעלעגט צװײ לעפֿל אין אײַער קעשענע? ענטפֿערט דער אורח :
– פשוט, כ ‘בין געװען נעכטן בײַם דאָקטאָר, האָט ער מיר פֿאַרשריבן אַלע שעה אַן עס- לעפֿעלע

Un bon conseil par Samy Staroswiecki

Maison en ruines

A GUTE EYTSE

A tourist vos iz zumertsayt ayngeshtanen in a hotelekhl , hot zikh baklogt farn hotel eygentimer ,az ven er hot inderfri genumen a bod, iz der bod -tsimer geven ful mit flign .
Hot im der balebos geentfert:- Fun itst on , zolt ir nemen ayer bod tsvishn tsvelf un eyns mitog -tsayt ,vayl demolt gefinen zikh ale flign in es- tsimer…


Un bon conseil

Un touriste, descendu l’été dans un petit hôtel, s’est plaint au directeur, que quand il prenait un bain le matin, la salle de bain était pleine de mouches.
Le directeur lui répondit : A partir de maintenant, vous prendrez votre bain entre midi et une heure, à l ‘heure du repas. parce qu’à cette heure-là, toutes les mouches seront dans la salle à manger…


אַ גוטע עצה
אַ טאָוריסט װאָס איז זומערצײַט אײַנגעשטאַנען אין אַ האָטעלעכל , האָט זיך באַקלאָגט פֿאַרן האָטעל אײגענטימער ,אַז װען ער האָט אינדערפֿרי גענומען אַ באָד, איז דער באָד -צימער געװען פֿול מיט פֿליגן.
חאָט אים דער בעל-הבית געענטפֿערט: פֿון איצט אָן , זאָלט איר נעמען אײַער באָד צװישן צװעלף און אײנס מיטאָג -צײַט ,װײַל דעמאָלט געפֿינען זיך אַלע פֿליגן אין עס- צימער..