C’est aussi le parcours singulier d’un enfant en quête d’un père absent et de reconstruction personnelle.

Le texte, écrit en yiddish a d’abord été traduit par Moyshe Rozenbaumas lui-même, puis a été repris par sa fille Isabelle, au fil d’un dialogue qui a parfois étoffé le récit initial. De « la langue de son père », elle a conservé la vivacité, le goût, l’humour, l’empreinte, en somme tout ce qui fait sa singularité. Le livre a été publié chez La Cause des Livres avec une préface d’Yitskhok Niborski.

Mais outre l’intérêt intrinsèque de ces mémoires, Radio Yiddish Pour Tous offre à ses auditeurs un document exceptionnel : la lecture du texte original yiddish par Moïshe Rozenbaumas lui-même, dans son authentique dialecte « litvak ». Ils peuvent ainsi écouter, par épisodes, la traduction rédigée avec la collaboration de sa fille lue par Michel Grosman ou Charles Goldszlagier, et la version originale lue par l’auteur.

Moyshe Rozenbaumas (z’l) s’est éteint le premier novembre 2016.